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06/09/2012

Rencontre du troisième type

Hier soir, j'ai enfin rencontré la petite-amie de Sow (mon coloque). Il s'agit donc de ma deuxième colocataire, partie pendant deux semaines en France. Tout ce que je savais d'elle était qu'elle venait de l'Essex et qu'elle était était assez "typique" de sa région. 

Et notre ami wikipédia nous apprend que: 

Recherche "essex girl" sur Google
"An Essex girl is a pejorative stereotype in the United Kingdom of a female who is said to be promiscuous and unintelligent, characteristics jocularly attributed to women from Essex. It is applied widely throughout the country and has gained popularity over time, dating from the 1980s and 1990s
The stereotypical image was formed as a variation of the dumb blonde/bimbo persona, with references to the Estuary English accent, white stiletto heels, silicone augmented breasts, peroxide blonde hair, over-indulgent use of fake tan (lending an orange appearance), promiscuity, loud verbal vulgarity and to socialising at downmarket nightclubs.
Time magazine has written:In the typology of the British, there is a special place reserved for Essex Girl, a lady from London's eastern suburbs who dresses in white strappy sandals and suntan oil, streaks her hair blond, has a command of Spanish that runs only to the word Ibiza, and perfects an air of tarty prettinessVictoria Beckham – Posh Spice, as she was – is the queen of that realm"
Bref le genre de nana un peu coconne qu'on retrouve au Jerry Kyle Show quoi. Et puis je me suis dit que non, elle ne serait certainement pas comme ça, que Sow avait l'air d'être un type très sympa et relax, qu'il ne sortirait pas avec une tart et surtout qu'il ne se permettrait pas de la décrire comme telle.  

Et puis hier soir, je suis tombée nez à nez avec elle... et bingo! Elle est justement ce stéréotype! Aie! Bon, je suis méchante, je n'ai pas beaucoup parlé avec elle et elle n'a pas l'air bien horrible même si j'ai senti une petite tention entre elle et Sow et je sens que je vais mettre du temps à piger son accent (c'est moi ou on dirait que les filles de l'Essex ont mal au cerveau quand elles parlent??)

Bref wait and see! De toute façon on peut faire difficilement pire que l'horrible colocataire Bulgare obèse schizophrénique de l'année dernière. 

23/08/2012

Cotton flower

C'est d'une petite chambre près de Paris que j'écris cet article. Je suis de retour en France mais pour un temps très court. Long story short, mon expérience d'aupair s'est aussi bien achevée qu'elle a commencé.  Ben, le petit garçon dont je me suis occupée va beaucoup me manquer et s'est sur un au revoir très émouvant que je suis partie - avec toute fois la promesse que je reviendrai très bientôt. 


"Of course I will miss you. You're so silly."
"Do you realise I'm leaving on monday?" 
"Yeah but I will keep you at home for ever and ever. Until I go to heaven. Because I love you."

Cette année a été une année déterminante dans ma vie, elle m'a profondément changée, m'a ouvert l'esprit et m'a fait rencontrer d'incroyables personnes. J'ai ma propre famille anglaise même si nous ne sommes pas liés par le sang. Je me suis fait une troupe d'amis un peu folle, j'ai dansé, j'ai bu, j'ai découvert des cultures si différentes, j'ai dégusté de nouvelles saveurs. Plus important encore, je suis devenue indépendante, je me suis surpassée, j'ai affronté des peurs, je me suis découvert de nouveaux talents et surtout: j'ai aimé comme jamais je n'ai aimé. 
J'ai participé aux jeux olympiques, j'ai vu la flamme sur la Tamise et c'est peut-être la dernière fois que je la verrai de ma vie. La course de cyclisme s'est passée dans ma rue et j'ai assisté au concert de cloture avec le dernier concert de Blur à Hyde Park. J'ai vu l'exposition British Design à V&A avec entre autre le portrait photo du couronnement de la reine, le costume de David Bowie et les tshirts des Sex Pistols. Je suis partie sur un coup de tête à Oxford pour la journée. J'ai visité les studios WB à Watford et c'est peut-être idiot à dire mais j'ai pleuré parce qu'Harry Potter était toute mon adolescence.

Et puis j'ai eu une chance folle. L'université où j'ai passé un entretien PGCE m'a acceptée à condition que je refasse un test en anglais pour cause de non équivalence avec leur GCSE. J'ai donc le brevet en anglais à repasser... Je repars dans une semaine à Londres pour tout recommencer: trouver un logement, refaire des papiers, un CRB check, peut-être même changer de numéro (vu que mon t-mobile a pas mal morflé et que le forfait ne me convient plus). Je devrai reprendre une année d'études, me réhabituer à travailler, faire attention aux dépenses et ne plus tellement sortir. 

En attendant, je me réhabitue doucement à la vie parisienne: la mentalité des gens pressés, les ouech-ouech qui alpaguent dans la rue et qui sifflent les filles en jupe et même la langue. C'est dingue comme presque un an à l'étranger peut perturber. J'ai découvert que j'avais enfin 12 points sur mon permis mais que je ne savais plus conduire, j'ai redécouvert comment regarder en traversant la rue, que les films doublés c'était de la merdasse, que le choix des émissions à la télé française était nul, que les fringues étaient affreusement chères (mais où est donc Primark????) mais que la bouffe y était drôlement variée. Mon chat n'a pas eu l'air de voir que j'étais partie mais la famille et les copains sont toujours là et c'est ça le principal. 

La flamme olympique
Epreuve de cyclisme hommes devant chez moi!!
Christ Church, Oxford
WB Studios, Watford
Notre dernière représentation, Two Brewers, Covent Garden
Concert de Blur à Hyde Park

22/07/2012

Les dentistes en Grande-Bretagne

trouvé à Poundland: 


La roulette était en option.

13/05/2012

Avant dernière semaine à l'école - bilan

Voilà, cela fait une autre semaine passée en un éclair et la semaine prochaine sera la dernière à l'école. J'ai prévenu quelques élèves choupis. Ils avaient l'air tristes et ils m'ont demandé si on ferait quelque chose de spécial mais je ne sais pas encore, tout dépendra de leur avancée dans leurs examens mais je pensais offrir des carambars à mes Y11 et leur apprendre quelques gros mots en cadeau d'adieu. En fait, je suis à la fois contente et déprimée de quitter l'école pour plusieurs raisons: 

- l'école part en morceaux. Mais quand je dis en morceaux, c'est que les conditions de travail sont vraiment limites. Comme vous le savez, l'école est en reconstruction, MAIS personne n'a jugé bon de déménager les salles qui se trouvent juste à côté des travaux, si bien que parfois on peut voir des trous dans les murs! On a même vu une pelleteuse arracher la grille de ventilation qui séparait notre classe avec l'ancienne cantine ce qui a fait un sacré trou d'aération! Et puis finalement quand nous avons eu l'autorisation de déménager la salle de mon mentor (pour du listening, c'était pas du luxe), on s'est aperçu que s'il avait fait tellement froid cet hiver c'était à cause d'inondations. Donc bonjour le déménagement de piles de ressources trempées. 
 Nous avons donc tout bougé pour une salle informatique ultra lumineuse naturellement ce qui fait que l'on ne voit rien au tableau interactif. Enfin c'est une salle qui possède des posters de prévention qui m'ont fait esquisser un sourire tellement j'ai trouvé ça kitsch et qui se trouve au bout du "couloir des cas soc'". Alors si jamais vous ne le saviez pas, dans les écoles britanniques, lorsque vous êtes un gros cas social (aka un violent, un drogué, un br*nleur voire quelqu'un qui n'a pas eu beaucoup de chance dans sa vie), vous pouvez être exempté de cours et aller dans une salle spéciale pour parler de vos problèmes. Mais en fait, ce qui se passe c'est qu'on vous laisse dans une salle informatique et puis basta. Cela ne sert STRICTEMENT à rien, il n'y a pas de suivi et les cas soc' ADORENT y aller et ne font donc plus aucun effort en cours. Combien de fois, des élèves de mon mentor se sont fait virer de cours exprès pour aller dans cette salle! Quand on vous dit que le système anglais c'est de la merdasse! 
Bref, on se retrouve donc dans une salle qui servait avant aux cas soc' qui traînent encore dans le coin et il est donc impossible de laisser ses affaires dans cette salle car... la porte ne ferme pas (puisqu'il s'agissait d'une salle libre à tous).

- une direction lamentable. Je vous en avais parlé: après les grèves, la directrice a lâché son courroux sur les profs en refusant les augmentations et en allant même les considérer comme incompétents sans aucune évaluation... ce qui fait que les bons profs se cassent! Ma super collègue qui avait été jugée incapable dans un dossier de 10 pages a trouvé un super job de prof français/espagnol dans une meilleure école au nord de Londres. J'étais super heureuse pour elle car cette année a été extrêmement difficile mais un peu triste de voir que cette école perd un très bon élément. Et puis en parlant de direction, ça fait 3 semaines que la directrice a disparu... la raison officielle est qu'elle est très malade mais apparemment ce serait des conneries. Donc voilà, l'école fonctionne sans chef d'établissement. J'ai entendu dire que la sous-directrice n'était pas franchement des plus sympathiques, un de mes élèves m'a raconté qu'elle lui avait fait des réflexions pas très intelligentes sur son physique à lui (elle lui aurait dit qu'avec son physique il faisait peur et qu'elle avait envie de s'accrocher à son sac à main quand elle le voyait...). Mon pauvre petit chou, j'avais envie de lui faire un gros câlin mais je me suis retenue. La prochaine fois, je lui montrerai cette photo: 

- des gamins cons. Heureusement je n'en ai presque pas eu mais c'est vrai que ça m'a fait me poser beaucoup de questions. Comment gérer les cas soc'? Comment me faire respecter avec mon accent? Et bien, maintenant, je fais peur. Je suis beaucoup moins cool qu'au début de l'année et je ne me détends qu'avec quelques élèves qui ont envie de travailler. Une de mes élèves est venue en tuition pour bosser son oral de français mercredi. Quand j'ai vu qu'elle n'avait pas appris un des petits paragraphes, je lui ai demandé de l'apprendre toute seule dans un coin pendant 5 minutes et que je viendrai vérifier (et j'en ai profité pour faire des photocopies). 2minutes plus tard, la miss me dit: 

"Miiiiiss, do you have a cal'u'aaa?
"erm? Sorry what?"
"Oh you dunna have a cal'u'aaa?!"
"No, it's not that I don't have, I just don't get what you're saying. 
"A cal'u'aaa!!!"
Je lui ai donc demandé de l'écrire et il s'agissait de calculator - une calculatrice! Là j'ai éclaté de rire et je me suis un peu moquée d'elle en lui disant que les consonnes n'étaient pas en option dans les mots. Puis ensuite j'ai tilté et... ELLE FAISAIT SES MATHS DANS MON COURS DE FRANCAIS!!!! Alors là, ce n'était vraiment pas la chose à me dire et elle l'a bien senti passer. Je me suis transformée en l'incroyable Hulk et j'ai crié qu'il fallait qu'elle arrête de me prendre pour une poire et que si elle s'emmerdait elle pouvait se casser tout de suite. Elle n'a rien moufté et elle a enfin bossé. Elle est passée d'un D à un B grâce à moi et surtout grâce à un bon coup de pied dans le cul. Nanméoh! :D Pédagogie, quand tu nous tiens.

Mais! Mais! Il y a eu beaucoup de positif aussi alors rapidement: 

- j'ai découvert un job difficile mais passionnant ce qui m'a donné encore plus envie de le pratiquer
- j'ai eu la chance de faire beaucoup de choses variées: enseigner, faire du soutien, créer des ressources, animer, m'occuper d'enfants avec différents types de handicap, encadrer un voyage scolaire, traduire, faire du secrétariat, corriger, m'occuper d'examens... bref le boulot d'un vrai prof!
- travailler dans l'est de Londres m'a ouverte sur d'autres cultures. J'avais très peur d'avoir des aprioris sur certains pays et finalement quand j'enseignais je ne faisais AUCUNE différence.
- des gamins qui donnent la niaque, des élèves qui se confient, avec qui j'ai beaucoup ri et parlé
- un job très cool, 12h/semaine (même si j'ai fait beaucoup plus) avec peu de responsabilités et une bonne paye non négligeable
- et surtout des collègues en or, qui étaient là pour m'écouter, pour parler, qui me comprenaient. Et ça, ça va vraiment me manquer. 

Don là j'étais un peu triste quand j'ai acheté mes cartes de remerciement que je distribuerai aux profs vendredi. Donc dans moins d'une semaine, mon expérience de FLA va s'achever mais je reste sur Londres jusqu'à mi-juillet en essayant de me trouver un job sur place. Mon mentor m'a parlé de voisin à sa soeur qui aurait peut-être besoin d'une nanny à Richmond! Donc affaire à suivre!

15/12/2011

Highlander: the review from hell

Il y a à peu près une semaine, mon ami Danny m'avait offert le DVD de la version Highlander de 1986 avec Christophe Lambert, connaissant mon goût poussé pour les hommes en kilt, les histoires capilotractées et les éclairs. Enfin ce film m'a surtout faite mourir de rire toute seule dans mon lit pendant que je me coltinais une fièvre carabinée. (Ceci doit donc expliquer cela). Pendant le film j'ai pris quelques notes et voici ma review qui je dois l'avouer est assez longue, donc BEWARE :

Alors pour situer un peu le contexte, le film a inspiré la série devenue culte avec Adrian Paul et qui reprend quelques éléments de ce film ô combien intelligent, pur et raffiné. Grosso-modo, l'histoire est celle d'un immortel qui doit tuer tous les autres immortels pour qu'il n'y en reste plus qu'un seul et qu'il puisse «influencer le monde » blablabla. Rien que le synopsis envoie du pâté ! Et les différentes affiches du film n'aident décidément pas. Tant de kitsch ferait presque mal aux yeux.

On commence donc l'histoire avec Connor Macleod, un immortel écossais des Highlands. Sauf que ce rôle d'Highlander est joué par Christophe Lambert, acteur français qui joue en anglais avec un accent à couper au couteau. Mais qu'à cela ne tienne, les spectateurs étant pour la plupart américains, tout le monde n'y voit que du feu ! (oui c'est ce que le réalisateur a dû se dire très fort pour y croire)

Au début du film, Connor Macleod est à un match de boxe. Qui dit match de boxe dit duel de sabre, c'est bien connu, donc poussé par un désir irrésistible de trancher la tête à quelqu'un, Connor va dans le parking et y rencontre Fasil, un autre immortel. Comme de par hasard ! S'ensuit un duel dont les effets sonores sont dignes de dessins animés. Et puis sûrement parce qu'au bout de cinq minutes ça commence à être limite chiant de faire gling gling avec des épées, Fasil, qui physiquement donne dans la bonne cinquantaine d'années facile, commence à faire une petite série de saltos arrières mais finit décapité. C'est bien ballot. On pourra dire que c'était fasil de le déglinger celui-là. Ha ha ha...hem.

Comme Connor Macleod a visiblement le même QI que l'acteur qui joue son rôle, après être électrisé, il décide de s'enfuir dans sa super décapotable après avoir caché son épée de façon ultra grossière dans le sous-plafond du parking mais il se fait rattraper par la police.

Dans la scène du commissariat, on sent que le scénariste n'est pas allé de main morte avec les personnages secondaires mortels. Entre Connor et les policiers, la conversation devient vite légère à tendance homophobe et sexiste, on s'aperçoit donc très vite que les mortels sont décidément tous de vilains gros nazes. Et je dois dire que c'est un peu vrai parce que bien que Connor ait été trouvé fuyant la scène de crime, qu'il collectionne les épées en tant qu'antiquaire et qu'il a très certainement un casier judiciaire assez impressionnant à force de découper des immortels, eh ben les policiers le relâchent... « pour le moment ».

Sur ce mystère, Brenda (ça fait un peu Amour Gloire et Mocheté, Brenda!), aka la policière blonde à gros nichons/forte personnalité, a la merveilleuse idée d'enquêter sur les lieux du crime au beau milieu de la nuit et toute seule.

Après s'être foutue un peu les pétoches toute seule dans le parking de nuit, elle décide d'aller dans un bar pour se rafraîchir les idées et c'est là qu'elle croise Connor entrain de l'épier grave. Mais le pire c'est que tout là est sa méthode de drague ! Il décide donc de dire un truc ultra flippant qui fait dire à Brenda cette réplique d'une bitchitude affligeante : « I can take care of myself ». Genre, un mec est entrain de te suivre depuis plusieurs heures et c'est tout ce que tu arrives à dire ? MAIS TES DE LA POLICE MA COCOTTE?

Là, on a droit à quelques flashbacks sur la première vie de Connor dans les Highlands au 17ème siècle (même s'ils ont représenté le Moyen-Âge, on pardonnera à ces pauvres américains leur ignorance), comment il s'est transformé en immortel par un méchant dont j'ai oublié le nom mais qui est super méchant (voyez plutôt:).

Highlander Battle by stevanhogg
(Vous avez remarqué vous aussi que la qualité de la vidéo n'est pas la même sur la fin? Donc en plus on voit bien que la scène a été faite en plusieurs fois avec différents matériels).
Rejeté par ses semblables qui le croient possédé, Connor part dans une autre vallée des Highlands, trouve je ne sais comment une femme, construit sa petite maison en pierre et passe son temps à batifoler dans l'herbe. Bref c'est devenu un hippie.

Puis un jour, il rencontre un espagnol/egyptien de la Renaissance, Ramirez, joué par Sean Connery. Et c'est là que je dis qu'on nous prend un peu pour des cons. Christophe Lambert est français et joue un écossais tandis que Sean Connery est écossais mais joue un espagnol. Il a fumé quoi le mec du casting au juste ?

Mais revenons à nos moutons : Ramirez est aussi un immortel qui est là pour entraîner Connor à se battre pour tuer le dernier des immortels. Il lui apprend entre autre à se noyer – ce qu'il ne peut pas puisqu'il est immortel, banane ! Donc on suppose que les jours passent et Connor devient de plus en plus fort jusqu'à surpasser son maître.

Une autre anecdote de ce flashback à raconter est que visiblement Connor ne porte pas de véritable kilt puisque qu'en courrant comme un gogole sur la plage, il devrait avoir la kékette au vent, mais non. Quel dommage.

Et puis toujours dans le flashback, le méchant revient tuer les autres immortels et pendant que Connor est parti faire autre chose, il lui détruit sa maison à coup d'épées (c'est vraiment très réaliste). Ramirez lui vient en secours et se bat donc contre ce super méchant qui rassemble à lui tout seul tous les clichés des supers vilains : géant, baraqué, une voix grave et des répliques légèrement débiles qui le font passer pour un véritable pervers sexuel (tout ça sur fond de tempête des Highlands). Mais le mythe s'effondre à peine lorsque dans la bataille, le grand vilain tombe et pousse un « oops ! »... c'est magnifique on dirait du Laurel et Hardy. Mais finalement Ramirez meurt (il n'en faut qu'un, je vous le rappelle!!) dans le duel. Eh bien ce n'était pas prévisible que Connor ait à se battre avec le vilain....

De retour en 1986, Connor tente toujours sa chance avec Brenda et lui dit texto :
« do you cook ? Okay so let's have a meal at yours then »

Donc non seulement il épie les filles mais en plus il s'incruste chez elles, attention Brenda c'est un piège ! Eh bah nan, cette gourdasse n'hésite pas une seconde et fonce sur l'occasion.

Et là dessus : bam encore un flashback ! Là j'avoue avoir eu un peu de mal à situer l'événement puisque Connor se bat contre des nazis...mais la scène se passe très clairement aux États-Unis. Mouaissss... Et là il sauve une petite fille des méchants nazis sadiques qui deviendra ensuite sa fille et puis tiens pourquoi pas sa secrétaire dévouée !

Donc de retour chez Brenda, il y a une petite musique d'ambiance. On se dit alors que ça y est, elle va enfin passer à la casserole !! Pour lui cacher qu'elle travaille dans la police, elle lui sort comme bobard qu'elle est directrice de musée tout en lui donnant un verre de vin qu'il reconnaît comme étant de l'année 1783. Et là pour éblouir la demoiselle, il lui sort la page wikipédia de l'année 1783 (puisqu'il l'a connue). Il conclut en disant que c'est cette année là que l'Angleterre reconnaît l'indépendance des États-Unis ce qui fait dire à Brenda « aaaaah bonnnn ? Ouahou mais comment ça se fait que vous connaissiez autant de choses ? »
….
Il est antiquaire et toi t'es supposée être directrice de musée. Si tu as un peu fait d'histoire à l'école, t'es supposée le savoir ma vieille !

Je zappe ensuite toute une partie nulle pour revenir au méchant qui s'est fait un look de punk parce que c'est bien connu, les punks sont de vilains anarchistes/communistes qui écoutent la musique bien trop fort et qui portent des vieilles fringues et des épingles à nourrice dans le cou. Nan mais si on réfléchit bien, c'est fort pratique d'avoir des épingles à nourrice dans le cou au cas où Connor essaie de le décapiter...

Donc pendant que le méchant s’attelle à la tâche ingrate de tuer l'avant dernier immortel qu'il croise, un espèce de GI américain en treillis et armé d'une kalachnikov (ça ne fait toujours pas stéréotype américain!) se balade dans les coins sombres de New York tranquille pépère et les surprend entrain de se battre. Comme il trouve un peu chelou et très certainement « homosexuel » que des mecs se battent à coup d'épées au lieu d'armes à feu comme de bons américains, il ouvre le feu sur le méchant immortel... ce qui n'a aucun effet et le vilain décide d'empaler vite fait bien fait le GI sur son épée et de faire durer le plaisir. Évidemment il y a des éclaboussures de ketchup partout dignes d'un film d'horreur !

Puis comme le méchant est très méchant, il car-jack une personne âgée (rooooh le salauuuud) et il fait un tour en ville avec la vieille dame restée assise à la place du mort. J'avoue avoir bien ri quand il s'est tourné vers elle en lui disant de sa voix grave « MUUUUUUUMYYYY ? »

Dans la scène suivante, Brenda décide de s'activer un peu et demande à son collègue geek de lui trouver pleins d'infos sur Connor grâce à son ordinateur ultra efficace de la police, soit un vieux minitel (les années 80 quoi!). Et là, le geek fait une découverte incroyable, en comparant les signatures de Connor à travers le temps depuis 400, il peut affirmer à 100% qu'il s'agit vraiment de la même personne:
« Brenda, le type que tu suis se balade dans le monde depuis plus de 400 ans ! »

Et il ne trouve pas ça un tout petit peu bizarre non ?

On retrouve Connor à l'église entrain de prier quand le méchant arrive ! Taintaintain ! Et parce que c'est vraiment un sale punk, il éteint tous les cierges de l'église (ROOOH LE SALAUUUUUUD!x2) Il explique ensuite à Connor qu'il s'est rasé le crâne pour ne pas qu'on le reconnaisse dans la rue... Mais c'est qu'on a affaire à un génie du déguisement !! Et puis comme il est fou, il embrasse le curé qui lui demande de sortir et fait un discours ultra profond sur la place de Dieu dans l'univers...wow...

Toute chamboulée, Brenda se précipite chez Connor et découvre une pièce secrète où il garde des souvenirs des années passées. C'est dans cette ambiance ultra intimiste, entre deux boucliers et des kilts qu'il lui avoue qu'il est immortel ! Ah bah c'était pas trop tôt ! Et puisque plus c'est gros et plus ça passe, il se poignarde pour lui prouver qu'il a raison et là elle se jette sur lui, éperdument amoureuse de ce bad-boy immortel.

Mais quelques scènes plus tard, Brenda se fait enlever par le méchant (elle sert vraiment à rien cette fille!!) et elle essaie de lui tirer dessus... IL EST IMMORTEL MA COCOTTE, ON TE LE DIT DEPUIS LE DEBUT DU FILM. Si tu ne suis toujours pas, on ne peut plus rien faire pour toi. Il l'emmène faire un tour en voiture où il s'amuse à écraser le plus de piétons et à faire tomber tous les deux roues qu'il croise (véridicte). Brenda passe son temps à crier comme la sirène d'un camion de pompier alors que moi à sa place je serais restée de marbre parce que tous les jours quand je prends le bus, j'ai vraiment l'impression que le conducteur essaie d'écraser tout ce qui bouge.

Je vais faire vite sur la scène de fin où Connor se bat pour tuer le méchant et libérer sa demoiselle en détresse. Le duel de fin n'est pas trop mal jusqu'au moment où il arrive enfin à trancher la tête du méchant (ce qui lui fait sauter toutes les épingles à nourrice...ouuuh ça doit faire mal) et où Connor se fait électriser une dernière fois et tandis qu'il s'élève dans les airs, je vous jure qu'on voit les câbles de suspension qui le maintiennent!!!!! Puis un espèce de rayon lumineux à la Ghost Buster l'enveloppe, il y a un gros plan sur tête, là il dit « ZERE CAN ONLY BE OUANE » et puis c'est le noir total. Kitsch et mal fait jusqu'au bout !

Le film se termine dans les Highlands où Connor batifole dans l'herbe avec Brenda (on va finir par croire que c'est sa notion du bonheur) où il lui explique qu'il sait tout sur tout puisque maintenant qu'il est le dernier immortel vivant, il peut jouer les dieux. Ca fait un peu froid dans le dos tout ça...

FIN !

Alors pour conclure, c'est un film ultra KITSCH, il y a tellement de préjugés que si ce film était sorti aujourd'hui on l'aurait taxé de racisme (il y a des blagues déplacés sur les asiatiques par exemple), sexisme (les femmes en servent strictement à rien) et d'homophobie (quand les hommes roulent des mécaniques au commissariat). Connaissant le réalisateur pour être australien, on a la sensation qu'il s'est vengé des américains en faisant un portrait d'eux plus grossier que réaliste.
La réalisation est assez mauvaise, les acteurs sont vraiment nuls (même Sean Connery n'est pas à son top), c'est pile dans la tranche des mauvais films des années 80 mais c'est ce qui fait que c'est un film à voir. Mon conseil serait de le regarder entre amis et de rire de tous ces moments débiles. Les points positifs sont que la bataille dans les Highlands est vraiment pas mal, les paysages sont superbes et la musique de Queen colle aux scènes.
Rien à voir avec la série!

24/08/2011

What I am going to miss...


Les Fatals Picards - L'amour A La Française... par Elo_pitchounne56
Avec l'article Paris Mon Amour, je sens que j'ai été un peu injuste. Loin de moi l'idée de paraître grosse chauvine, je tiens cependant à faire la liste des choses qui vont me manquer quand je serai en Angleterre. Je vais essayer de ne pas trop développer la liste.

1. Mon chat (elle m'a terriblement manqué ces dix derniers jours, je ne sais pas comment je vais faire pour une année entière)
2. Mes amis, mes parents (on remarquera que le chat passe devant, c'est simplement parce que je ne connais personne qui a le poil aussi doux et soyeux pour faire des gros câlins)
3. Les concerts gratuits de Fabien
4. La gastronomie française (avec notamment la super boulangerie/pâtisserie de ML qui me fait toujours autant saliver de bonheur)
5. Le soleil un peu plus présent que là haut (j'aime la pluie mais pas les shower rains pendant 15 jours d'affilée)
6. Certains quartiers de Paris (Montmartre, Opéra, le Marais, St Germain des Prés), ML, St Germain en Laye, la Normandie, la Bretagne
7. Les spectacles humoristiques des minuscules théâtres de Paris (Théâtre des 2 Ânes...) et les pièces de théâtre retransmises sur Paris Première
8. Le cinéma des arts de ma ville (le seul du coin qui passe des films intelligents et en VO pour une somme dérisoire sans compter que les fauteuils sont bigrement confortables)
9. La filière LLCE de l'UCP (oui, j'ai bien conscience d'être masochiste mais j'ai vraiment aimé ma licence à un semestre près, l'ambiance qu'on avait, la solidarité mise en place et la plupart des professeurs étaient très bien...non je ne fais pas de la pub pour ma fac non non :D)
10. Mes ados en cours particuliers
11. La musique française, Chante-France (oui Morgane tu m'as bien lue!) et ses chansons très niaises (bien que je pourrai écouter via le net)
12. la variété des magazines français (l'express, le monde2, fluide glacial, spirou...)
13. les comédies de Canal+, le petit journal people, tout le monde il est beau, l'édition spéciale (avec la chronique humoristique d'Ariel Wiezman et la chronique mode de Daphnée Burki)
14. La gratuité de pleins de beaux musées pour les étudiants/-26 ans
15. L'absence de toute classe sociale, même si ça se traduit souvent autrement, mais c'est quelque chose qui me déplaît en GB
16. La franchise (quand on n'aime pas quelqu'un, on le lui fait vite comprendre en France alors que ce n'est pas toujours le cas en Angleterre)
17. Des restaurants ouverts jusqu'à 23h voir plus (ça doit être négociable à LDN)
18. Le son du passnavigo, de la voix suave des annonces SNCF, de la sirène du 1er mercredi du mois... bref je m'égare

11/08/2011

Cliché! (idée d'activité)

Une petite vidéo que j'espère montrer à mes élèves si j'ai un petit peu d'autonomie et de matériel en classe.


Source et détails de la vidéo >ICI<
Je ne pense pas qu'il y ait quoique ce soit de choquant dans cette vidéo (en l'ayant vu à peu près 5 fois et en vérifiant bien...bon oké, à la fin il dit "merde", mais ça les jeunes connaissent ce mot avant même de commencer les cours de français) même si le vocabulaire est un peu élaboré mais j'ai toujours pensé qu'il fallait tirer les élèves vers le haut quitte à ce que ce soit un peu difficile plutôt que répétitif.

J'ai donc dans l'idée de d'abord demander aux élèves de trouver des clichés sur les français (bien sûr en encadrant bien le groupe pour ne pas que ça parte en cacahuète). Ensuite, je leur montre la vidéo au moins une fois et je leur demande s'ils ont des remarques ou des commentaires. Je peux même leur expliquer certaines images parce qu'il faut une certaine culture pour tout connaître.

Enfin je pensais faire une petite activité où je leur demande quels sont les vrais clichés et ce qui est vrai dans la vidéo (car il y a aussi beaucoup d'ironie dans la vidéo). Donc je pensais faire des cartes avec des phrases simples comme "La Tour Eiffel est une antenne radio. Cliché ou vérité?" et les élèves devront reprendre la phrase "La Tour Eiffel est une antenne radio. C'est la vérité." (ou "La Tour Eiffel n'est pas une antenne radio. C'est un cliché"). Tout ça dans la joie et la bonne humeur.

Despicable Me (2010 Universal Pictures)

Je pense que c'est important de parler des clichés parce que ça pourra mettre les points sur les "i" sur les idées reçues qu'on a de nous à l'étranger. (En parlant avec une américaine cette année, j'ai appris que nous autres français ne nous lavons pas, que nous sommes grossiers et que nous n'avons même pas l'électricité...)

Après je peux m'adapter au temps imparti, au niveau des élèves avec des phrases plus ou moins élaborées ou au type d'exercice que je dois leur donner. Pour l'instant ce n'est qu'un projet. Je sais bien qu'on m'a dit de ne pas trop attendre du type de travail à faire avec les élèves mais peut-être qu'à force de harcèlement dans la salle des profs, je pourrais avoir un peu de liberté :D.