Showing posts with label transport. Show all posts
Showing posts with label transport. Show all posts

07/06/2012

Jubilé!

Hola la populasse! 

Je suis en plein déménagement car demain je quitte mon logement pour Putney dans le sud ouest chic de Londres. Mon employeur m'a très gentiment commandé un taxi pour demain matin afin de mettre toutes mes affaires en une fois et m'épargner des voyages bien pénibles en transports en commun. Regarde et pleure avec moi: 

Et encore je n'ai pas tout mis... 

Bref sinon ces derniers jours j'ai eu la visite de Lauriane venue exprès pour le jubilé de la Reine dont on a tant entendu parler. Ça m'a fortement rappelé la BD Puddingham Palace que je lisais dans Spirou notamment avec le jubilé des kilos en trop de la reine.
Nous sommes allées gaiment à Kensington Palace pour l'occas, dont je ne regrette absolument pas la visite qui m'a remise à jour avec l'histoire britannique. Ce fut très beau, intéressant et surtout interactif mais aussi des plus éprouvants. 
Je suis allée au Thames Pageant dimanche en réussissant à ne pas trop me prendre de pluie dans la tronche mais je n'ai pas pu prendre de photo tellement c'était la folie. On a tout de même pu suivre sur écran géant, chanter God Save the Queen avec un choeur et en nous mettant sur la pointe des pieds j'ai pu voir des bouts de bateau passer. Mais pas de Queen à l'horizon. 


Champaaagne!
Mardi nous avons remis ça, masos que nous sommes, malgré ma tentative de feinte avec BBCiplayer sur les genoux. Puis une coupure d'internet m'a forcée à courir comme une démente depuis mon appart jusqu'à Hyde Park (en prenant le tube hein, je suis pas non plus wonderwoman) où j'ai retrouvé quelques amis qui campaient déjà avec du champagne. J'ai suivi sur écran géant la procession puis le salut au balcon (sans bisou cette fois-ci), puis nous avons vu les avions militaires survoler le parc et faire des loopings pour le grand final. Nous avons chanté deux fois God Save the Queen (que je commence à connaître par coeur avec toutes ces histoires) pour enfin nous réfugier dans un pub derrière Oxford Street où nous nou sommes protégés de la pluie torrentielle et avons parlé famille royale en compagnie d'anglais.

Puis pour la partie un peu plus triste, nous avons dit au revoir à quelques assistants, premiers partis, ce qui a un peu plombé l'ambiance. Ces prochaines semaines vont être assez difficiles! 

Mais une bonne nouvelle qui m'a fait sourire ce matin: tandis que je rentrais de chez une amie en métro et que j'écoutais la BO de The Boat That Rocked, un vieux monsieur s'est assis en face de moi à la station d'Hampstead. A le regarder, il me semblait très familier...
C'ETAIT BILL NIGHY LES AMIS!!!! 

Je n'ai pas osé le déranger mais j'ai trouvé amusant qu'il prenne le métro comme tout le monde et j'ai pris une photo discrètement avec mon téléphone. Maintenant il ne me reste plus qu'à trouver comment relier mon T-mobile sans internet ni câble à mon ordinateur... wait and see! :)

16/04/2012

J'ai survécu - the ultimate part

Chapitre 3: Dublin

Welcome to Ireland! dixit la voix super énervante de la pub Ryanair à l'atterrissage à Dublin.


 Je suis revenue vendredi soir de Dublin (et pas Du Brin comme l'a si gentiment sous-entendu Vetea) et je dois avouer que la vie dublinoise m'a vraiment emballée! Beaucoup de clichés que j'avais des irlandais se sont avérés vrais, comme les drapeaux irlandais partout, cette attache particulière à leur culture celtique, leur histoire tragique du siècle dernier, la langue gaélique toujours présente, leur "haine" des symboles britanniques même si ça ne les dérange pas de regarder la BBC ou d'écouter en boucle tous les plus grands classiques du rock anglais. 

J'ai beaucoup aimé les gens que j'ai trouvé très accueillants. Impossible de me balader dans une rue sans que quelqu'un m'interpelle et vienne bavarder avec moi ou me donne des conseils. Autre chose très étonnante, quasiment TOUS les irlandais avec qui j'ai pu discuter étaient vraiment bavards! J'ai aussi tenté la soirée au pub à chanter des chansons traditionnelles irlandaises avec des gens du coin et au grand étonnement de tous, je connaissais TOUTES les chansons. Merci Fabien pour ses concerts, merci papa et maman pour les CDs mis en boucle dans la voiture durant tous ces étés!

J'ai adoré les paysages, me perdre à Bray et à Howth sur la côte et faire une longue balade le long des falaises. Leur fish&chips de luxe m'a réconcilié avec la friture et j'ai pu enfin goûter au hot toddy, du whisky chaud avec de la cannelle, du citron et des clous de girofle. Parfait quand il fait froid et venteux dehors! J'ai aussi mangé pour la première fois de l'Irish stew - qui est fait à partir de bière il me semble et que j'ai trouvé délicieux - dans un véritable restaurant irlandais dans Temple Bar (ce qui peut parait assez contradictoire sachant que c'est une zone ultra touristique).

J'ai joué les touristes et pu visiter la fabrique de Guinness, Christ Church Cathedral, Trinity College (où j'ai eu le bol de voir une cérémonie de remises de diplomes avec les étudiants en tenue), la maison James Joyce etc. 

Par contre j'ai pu remarquer quelques aspects négatifs aussi: 
- TOUT est cher, c'est bien pire que Londres et il est presque impossible de grailler pour moins de €15
- Dublin était un peu mort pendant Pacques, apparemment O'Connell street (à peu près nos Champs Elysées) était totalement vide quelques jours avant que je vienne. Mon pote Antoine, installé depuis un mois, se serait cru dans Je Suis Une Légende.
- On peut voir les dégâts de la récession: plus de travail, ceux qui avaient un travail bossaient le jour de Pacques pour arrondir les fins de mois et j'ai vu beaucoup de mendiants. Rien à voir avec l'image d'une capitale modèle et moderne qu'on me décrivait il y a quelques années! 

J'ai passé un très bon séjour chez Antoine que je remercie du fond du cœur de m'avoir hébergée et supportée (il a même retenu ses pets, c'est dire si cet homme est un véritable gentleman!). On aura bien ri à se raconter des histoires débiles, à donner des cigarettes piégées aux passants et à demander notre chemin à de vieux loups de mer bigleux et à moitié séniles, ce qui m'aura valu une sacrée claque.

Vieux loup de mer irlandais: "Can't read that bloody map! But the Bog of the Frogs should be over there"
Et bim, il lance sa main dans ma direction, m'éborgnant à moitié, n'ayant pas vu que mon visage était vachement près de la dite "bloody map". 
Vieux loup de mer irlandais: "oh erm... Ah! Merci! Merci! Chapeau les français!"
Antoine et moi en chœur: :O...WTF?!

Et puis après une bonne dizaine d'explications hasardeuses, il a pu nous laisser nous promener! Hourra! \o/

Bref, l'Irlande, ça vous gagne!
 Photo extraite de mon livre intitulé "Comment mourir en Irlande en quelques leçons"

08/04/2012

J'ai survécu - part 2

Chapitre 2 : le road trip


Après être décédée de ce petit voyage à Poitiers, j'ai dû enchainer avec le road trip à travers le pays avec 6 de mes amis assistants comme moi. Et ce fut über cool.

Nous avons commencé par Cardiff au Pays de Galles en megabus depuis Londres Victoria. James, un de nos amis qui a étudié à l'université de Cardiff, nous a dessiné un petit plan du centre ville avec tous les endroits à visiter. Nous avons vu le château, le millenium stadium, les petites galeries couvertes et nous avons pique-niqué dans le parc du château sous le soleil au milieu des jonquilles. Puis nous sommes allés dans un bar lounge où il y avait un live avec un jeune guitariste. Nous avons enchaîné avec un bar/discothèque où il n'y avait presque personne donc nous sommes partis assez vite. 


Le lendemain, on s'est mangé un énorme English breakfast chacun puis nous avons attrapé un train pour Bristol. A Bristol, nous avons changé pour un train vers Birmingham et à Birmingham nous avons enfin pris un train pour Penrith, Lake District. Arrivés à Penrith, nous avons fait un petit tour dans les ruines du chateau et nous avons couru pour prendre notre dernier moyen de transport: un bus pour Keswick, petite ville des montagnes. Sur place, le temps avait vraiment changé et deux d'entre nous ont eu quelques soucis de chaussures, n'ayant pris que des ballerines. Le lendemain il neigeait! Nous sommes restés dans une auberge de jeunesse, à 6 dans la même chambre et ce fut bien drôle d'être parmi tous ces randonneurs. Nous avons joué au billard dans le salon et le lendemain nous sommes partis voir le lac et les montagnes tout autour. Ce fut dépaysant par rapport à Londres et merveilleux car ce n'était pas sans me rappeler les montagnes des Highlands. Nous avons dit bonjour aux moutons puis nous avons dû rentrer à nouveau pour reprendre un train depuis Penrith vers Manchester. 

A Manchester, nous sommes restés 2 jours et demi dans ce paysage ultra urbain. Arrivés le soir, nous avons rejoint d'autres assistants et nous avons fait la fête au 42nd, une boite étudiante où ils passent de la bonne musique rock où ous avons rencontré quelques étudiants locaux. Le lendemain, on a fait un petit tour chez Primark pour s'acheter des vêtements plus chauds (je n'ai eu qu'à prendre des collants supplémentaires). Le midi nous nous sommes arrêtés au Red World Buffet où le forfait est à £8 et la nourriture à l'infini. Nous avons mangé jusqu'à nous faire péter le bide.

 Puis, doucement mais sûrement, nous avons visité la ville, avons traversé les docks pour revenir dans le centre se prendre un thé. Je voulais visiter le musée du football (gratuit et à Manchester) mais malheureusement il n'ouvrait qu'en juillet! Le soir nous sommes sortis au Venue où ils passaient que des bons titres (Black Keys, Kasabian, Miles Kane...). L'atmosphère était bon enfant et nous avons donc passé une très bonne soirée à danser encore une fois (et pour griller toutes les kgcalories englouties à midi). Le lendemain, dans la chambre des filles, nous avons ignoré le réveil et il a donc fallu se dépêcher pour retrouver les garçons dans une auberge où nous avons mangé le pire cheeseburger du monde. Puis se fut un peu la crise, nous nous étions tellement bien entendu pendant ces 5 derniers jours que l'on a hésité à prolonger le voyage par Liverpool. Puis avec un peu de raison et de bon sens, nous avons décidé de repartir en road trip dans une autre ville du sud de l'Angleterre plus tard!
Nous sommes donc repartis un peu tristes en megabus jusqu'à Londres puis nous avons fini la soirée dans un véritable restaurant italien. Ce fut bien sympathique et nous sommes prêts à renouveler dès que possible! Nous hésitons encore entre Bath, Bristol et Stratford-upon-Avon. 

Je sens que ces copains vont vraiment me manquer :'(

(merci à Sylvain pour la première et la dernière photo)

31/03/2012

J'ai survécu

J'ai survécu au voyage scolaire à Poitiers avec les 35 adolescents de 13-14 ans ainsi qu'au road trip à travers le pays avec les copains. Énormément de choses à raconter donc je vais tenter de résumer ce qui m'a surtout frappé.

Chapitre 1: LE VOYAGE SCOLAIRE


Fait numéro 1: les gamins qui ne sont jamais sortis de chez eux

Le premier truc qui m'a étonné était de voir à quel point la plupart des gamins du voyage scolaire ne connaissaient rien du monde. Entre les gosses qui arrivent au restaurant en s'attendant à du KFC et qui regardent la salade en entrée comme si c'était une abomination venue de l'enfer, ceux qui n'arrêtent pas de demander s'ils sont toujours en France (oui on ne s'est pas téléporté depuis hier), ceux qui râlaient à n'importe quelle nouveauté, ceux qui avaient peur etc... J'ai eu la sensation énorme de leur apprendre la vie.

Nous sommes partis de Londres, puis arrivés à Paris, nous avons dû prendre le métro et ça a été vraiment chaud de faire monter la petite troupe dans le même wagon jusqu'à Montparnasse puis nous avons traversé la moitié de la France en train jusqu'à Poitiers. A Poitiers, les gamins ont eu le choc culturel de leur vie: pas de foule, pas de pollution, pas de bruits de klaxons à tout va: le calme! Certains gamins m'ont avoué n'être jamais sorti de Londres auparavant et ont eu la trouille de leur vie. Un s'est même mis à pleurer qu'il voulait rentrer à la maison parce que c'était trop calme. Bienvenue chez les campagnards! (et encore on ne les a pas fait traire une vache)

Fait numéro 2: les gamins qui ont souvent la vie dure

On m'a donné la charge de 9 élèves, (4 filles et 5 garçons) dont: 
-Alisha (citée dans un article précédent, c'est marrant je m'étais vraiment attendu à ça) qui s'est étonnamment très bien comportée. J'ai même discuté un petit avec elle parce que je trouvais qu'elle buvait un peu trop de coca-cola et elle m'a avouée qu'elle n'avait pas le droit d'en boire à la maison.
-les 3 filles toujours ensemble (plus facile à repérer) très correctes mais dont une qu'on soupçonne être anorexique suite à un décès familial. Il a donc fallu la surveiller discrètement pendant les repas et discuter un peu avec elle. Qui a dit que les profs ne faisaient pas du social hein? 
-Musclor, qui à 14 ans, mesure déjà 1m95 et qui peut soulever à mains nues des bagages de plus de 10kgs. On l'a donc beaucoup sollicité dans le train et comme ce garçon était en plus une véritable crème et toujours prêt à donner un coup de main, on lui a donné un petit prix et des bonbons pour les efforts fournis.
-L'élève solitaire qui, malgré sa gentillesse, était une plaie à repérer quand on faisait l'appel. J'ai appris plus tard qu'il vivait tout seul à la maison et que ses parents compensaient leur absence en lui donnant beaucoup d'argent pour qu'il s'achète à manger.... au KFC... incroyable...C'était le seul gamin qui avait plus de 60€ par jour pour faire des emplettes en ville...
-Jafar (pardon mais avec le nom qu'il avait j'avais tout le temps envie de l'appeler Jafar), petit réfugié du Pakistan dont le papa était dans l'armée là bas avant qu'ils fuient la misère. Un bon ado, toujours souriant et intéressé. 
-Le suiveur, le seul élève avec qui j'ai eu du mal. Un vrai abruti à qui on a interdit tout voyage scolaire supplémentaire. Il s'est trouvé insolent avec une prof, il puait à longueur de journée, a noyé de déodorant l'oreiller d'une des trois filles et j'ai dû le choper par la veste alors qu'il courrait comme un idiot sur le quai de la gare... Toutes ses conneries n'étaient faites que pour qu'il soit reconnu par ses copains.
- et enfin: Saumon. Je le surnomme Saumon parce que la première fois que j'ai entendu son nom, j'ai compris Salmon et parce que physiquement, le pauvre bougre ressemble bigrement à un salmonidé. Il n'était pas bien méchant, plutôt gros nounours mais relativement stupide. Pendant le voyage du retour, il a mis sa musique un peu trop fort dans le train et j'ai dû lui demander 3 fois de baisser le niveau sonore avant de lui confisquer son téléphone. A ce moment-là, il m'a regardé de ses gros yeux globuleux, la petite larme à l’œil, me disant qu'il avait absolument besoin de son téléphone pour prendre des photos/appeler sa maman/regarder des vidéos... avant que je m'aperçoive qu'il avait un deuxième portable!!! MONSIEUR A DEUX PORTABLES ET QUAND ON LUI EN PREND UN C'EST LA FIN DU MONDE?... Gné. Des fois ça me dépasse...



Fait numéro 3: être accompagnateur ne permet pas de beaucoup dormir

La première nuit a été assez courte comme toutes les suivantes puisqu'il a fallu veiller dans les couloirs pendant que les élèves se douchaient jusqu'à ce que le dernier étudiant se soit endormi. Donc je crois avoir dormi quelque chose comme 4h par nuit pendant les 3 nuits sur place (sans compter que j'étais un peu stressée la veille du départ donc j'avais très mal dormi aussi). Donc forcément, les profs étaient passablement fatigués et j'avoue avoir eu beaucoup de mal à retenir tous les noms des enfants pendant ces 4 jours, n'ayant pas travaillé avec eux cette année et ayant une certaine dyslexie des prénoms à la base sans compter que certains prénoms semblent vraiment venir de Mars! 
Donc mes deux plus grosses difficultés ont été de me souvenir des prénoms assez rapidement et de garder un accent pas trop trop français pour me faire respecter. Heureusement ils ne se sont jamais moqué de mon accent (et puis à vrai dire eux aussi avaient bien un accent). Non, à la place j'ai eu droit à pleins de bonbons et de chips héhé. A un moment au futuroscope, j'ai voulu parler de la vie des aveugles à un petit groupe d'élèves sans faire attention à mon accent et un de mes élèves m'a posé la question la plus étrange qu'on m'ait jamais posée: 

"Miss, are you Chinese?"
...

Je devais vraiment avoir un accent bizarre... Mais j'ai eu de la chance, aucun n'a été malade pendant la nuit donc mes nuits certes courtes n'ont jamais été interrompues. Par contre j'étais tellement crevée au retour que je me suis endormie dans le train et j'ai appris ensuite qu'une bonne partie des élèves m'avaient pris en photo... la bouche ouverte! oups!



Bref, ça a été une expérience très enrichissante, autant pour eux que pour moi mais j'ai trouvé ça assez fatigant tout de même. Je n'imagine même pas le même voyage à Paris... Je peux comprendre que certains professeurs, notamment des plus âgés, ne veulent plus encadrer de jeunes. J'ai eu beaucoup de chance car les enfants sélectionnés pour partir étaient quasiment tous très respectueux et à 4 encadrants, ce n'était pas difficile de les surveiller. Mais j'imagine comment ce voyage aurait viré à la catastrophe si certains élèves avaient été infernaux et si on avait été moins d'adultes. Ce qui nous a fait plaisir, à nous les profs, c'est que partout où on allait, il y avait quelqu'un qui disait que nos élèves étaient sages! :)

J'ai rencontré des gamins formidables, très intelligents, certains curieux, parfois un peu brisés ou sans repère, mais des jeunes quand même avec une tête et un cœur. (mon dieu, cette conclusion d'article fait vraiment niaise)

Prochain article: Le road trip!

21/03/2012

Parce que parler nibards, ça dérange

Alors je continue à aider les élèves pour leurs examens et heureusement qu'il y a des élèves tout choupis qui bossent pour faire oublier ceux qui prennent des rendez-vous avec moi et qui ne viennent même pas, voire ceux qui viennent et qui n'ont pas leurs affaires OU PIRE ceux qui viennent et qui m'annoncent au bout de cinq minutes qu'ils doivent aller en cours de soutien en informatique! NAN MAIS T'AS VU LA VIERGE EN COULEURS OU QUOI?!

Je me calme... je me calme... même si aujourd'hui j'ai eu envie d'étrangler un sale môme et ainsi que sa chère mère après que le charmant marmot m'ait délibérément foutu un coup de pieds à l'arrêt du bus. Là j'ai eu envie de lui coller une tarte mais j'ai opté pour "je fais les gros yeux et je lui dis aie tu m'as fait mal sale pti con". Et là sa mère lui a dit "bah alors qu'est-ce qu'on dit?" et le môme (dont l'encéphalogramme était aussi plat que celui d'un poisson frit) l'a regardé d'un air interrogateur et après un moment d'hésitation, tous les deux se sont barrés!

Sinon autre anecdote de la journée: en allant à l'école le chauffeur du bus est sorti violemment à un arrêt et a collé une rouste à un type dans la rue! Je n'ai pas pu m'empêcher de pousser un "oh" de surprise quand je l'ai vu taper l'autre monsieur et quand il est rentré dans le bus, il a demandé pardon à toutes les personnes présentes et il a expliqué que ce type l'avait insulté plus tôt! J'ai eu le temps de voir se relever ce dernier qui lui a fait un geste pour dire qu'il était désolé. Hahaha bienvenue dans l'est de Londres!

Et pour revenir à l'école, je me suis fait censurer la chanson "La Femme Chocolat" d'Olivia Ruiz parce que les paroles sont dites beaucoup trop crues! Quel dommage, pour une fois que je trouvais une chanson sympa en plein topic de GCSE sur "le corps, la santé et la nourriture". C'est marrant parce que cette chanson n'avait pas eu l'air de faire de vague quand elle était sortie en France, mais si on regarde bien les paroles, elle parle de ses nibards:

"Au bout de mes tout petits seins
S'insinuent, pointues et dodues
Deux noisettes, crac! Tu les manges"


Et ça, surtout dans une école dont la majorité des élèves sont musulmans, ça ne passe pas du tout. Et même si on coupe ce passage ou si on ne l'explique pas, le reste est considéré comme trop suggestif. Innuendo, quand tu nous tiens. Mais en y réfléchissant bien, c'est vrai qu'il vaut mieux éviter, parce que les élèves que j'ai ont tous entre 15 et 16 ans et qu'ils voient des références au saiks partout! L'autre jour, j'avais pas fait attention et j'ai dit "il me prend means he takes me" au lieu de "it takes me" ce qui a provoqué l'hilarité générale dans mon petit groupe, pensant que je parlais de saiks! Pouet pouet pouet! Et bien que j'aie un esprit tordu, je n'avais pas vu venir celle-là... 


Bon eh bien à la place, ils auront droit à un spot de publicité sur le tabagisme passif (chouette!), une vidéo de C'est pas sorcier sur l'obésité, une parodie de pub Danone (pour détendre l'atmosphère, on a encore le droit de faire des blagues scabreuses) et le spot Manger/Bouger de France Television trèèès énervant avec les fruits et les légumes qui crient.


Donc les cocos, n'oubliez pas: manger au moins 5 fruits et légumes par jour, c'est très important.


Take care, Je vous bizoute.

20/03/2012

Sex, Drugs and Bacon Rolls*

* où en fait il n'y a que le bacon roll qui soit vrai.


Quelle Saint Patrick mes amis! Des irlandais, des danses, des chansons à boire, du vert à tire-larigot et des gens très gentils, parce que oui, la Saint Patrick est la journée la plus "friendly" de l'année!
Autant vous dire que je n'ai jamais été aussi sociable et populaire depuis un petit moment et ça fait du bien! J'ai rencontré beaucoup de gens (dont une irlandaise avec qui j'ai parlé mode dans les toilettes..awkward!), dansé avec la plupart (j'ai adopté une nouvelle technique pour danser un verre dans la main sans renverser..il suffit de donner son verre à quelqu'un de confiance pendant qu'on est emmené sur la piste). Ça m'aura quand même valu un cocktail offert par le barman avec les couleurs de l’Irlande héhé! Comme quoi, ça vaut le coup d'être jolie sympa.

Par contre, rentrée au petit matin, le réveil a été très dur! Heureusement j'avais des petits pains et du bacon qui m'attendaient ainsi qu'un gentil housemate toujours prêt à supporter toutes mes jérémiades.On s'est amusé à lui fabriquer son fils/créature en pot de chocolat chaud qu'on a baptisé Archimedes en référence au hibou de Merlin l'enchanteur (les photos sont à venir). Depuis sa naissance, Archie ne fait rien que de migrer de mon placard au tiroir de Ron en passant par le frigo. On verra qui aura le dernier mot.

Sinon j'ai ENFIN eu ma lettre de référence par mon grand, magnifique, vénérable et vénéré mentor. "Hosanna au plus haut des cieux!
Nous célébrons ton nom,
d’un cœur reconnaissant,
Tu es le Seigneur glorieux."

Bref, c'est Pacques avant l'heure.

Et en plus, il fait beau. Que demande le peuple!

Et comme on est content, on fait le singe dans les transports en commun. Quel coquin ce Ghighi.

05/02/2012

L'enfer glacial

  1. Ignorer les conseils météorologiques à la télé et les conseils des colocs (raaah mais c'est qu'une petite neige toute fine, ça ne va pas tenir!)
  2. Regarder le site TFL (transports for London) qui dit qu'en cas de grosse chute de neige, il y aura toujours des métros. 
  3. Sortir en talons, manteau, chapka, écharpe, gros pull, jean et chaussettes double épaisseur en pensant que ça ira
  4. Constater que les bus et le métro marchent à l'aller
  5. Retrouver ses amis au bar à Camden et boire un cuba libre à moitié prix pendant le happy hour
  6. S'émerveiller devant l'énorme tapis de neige qui a doublé dehors et se croire dans Bridget Jones
  7. Faire une bataille de boules de neige avec ses amis et des inconnus dans la rue
  8. Aller au rockabilly, danser le rock des années 60
  9. Rencontrer des américaines de la Nouvelle Orléans et parler avec elles de mon voyage là bas pendant Mardi Gras. 
  10. Rigoler de façon hystérique quand on entend la chanson Iko Iko des Dixie Cups, une chanson du carnaval découverte en Louisiane et danser dessus
  11. S'amuser jusqu'à 23h30 puis se dire qu'il vaudrait mieux rentrer maintenant au cas où
  12. Aller à la station pour voir qu'il n'y a plus de métro vers le sud de Londres et que des gens se poussent sur le quai tandis que d'autres se mettent à pleurer. Entendre partout: "Omg, how am I supposed to go home then?" et se poser la même question.
  13. Sortir de la station dans la foule qui commence à s'agiter, voir des voitures patiner sur la route dehors et les bus rouler au pas
  14. Retourner au Rockabilly pour retrouver ses potes qui se trouvent dans la même galère
  15. Commencer à paniquer 
  16. Accepter un verre de vodka généreusement offert par un ami qui pensait bien faire. Réaliser que la vodka ne remonte pas vraiment le moral....
  17. Se prendre un coup de poing dans la tronche par un autre de ses amis qui danse le rock et qui n'a pas vu qu'il y avait quelqu'un dans les parages (les excuses furent acceptées)
  18. Ne plus s'amuser du tout pendant que les gens commencent à être ivres et à se bousculer
  19. Faire un caca nerveux pour rentrer et se sentir mal à cause de la vodka
  20.  Marcher 20minutes sous la neige pour rentrer chez un pote qui a certainement un train vers chez lui
  21. Manquer de se faire écraser par une voiture en patinage libre qui n'a pas pu freiner à temps
  22. Recevoir un texto du coloc de ce pote qui dit que son train est coincé
  23. Aller quand même à la station, attendre une demi-heure et parler avec une des américaines
  24. Se trouver à Harrow on the Hill où la neige est encore plus importante et marcher longtemps et très lentement avec des talons et les pieds gelés
  25. Perdre ses gants (bah oui sinon c'est pas drôle).
  26. S'amuser à laisser des traces dans la neige dans le jardin de quelqu'un sur le chemin
  27. Finalement rentrer chez le pote, dormir sur un matelas et mourir gelée pendant la nuit (en remerciant le ciel d'avoir au moins un toit)
  28. Repartir le lendemain matin à 9h, la tête dans le derrière, les vêtements encore mouillés, prendre un chocolat chaud sur le chemin qui réchauffe
  29. Rentrer à 11h30 à la maison, croiser ses colocs qui lancent avec un petit sourire en coin: "oh but i thought it wasn't that bad!" ouais ouais ouais...
  30. Croiser les doigts pour que l'école soit fermée le lundi (mais ça m'étonnerait vu qu'on fait toujours cours quand il fait 5°C dans les classes..d'ailleurs pour régler ce problème, on a déménagé de bâtiment, maintenant on est en plein soleil, il fait trop chaud mais c'est mieux que trop froid)
LEÇON A RETENIR: ne jamais sous-estimer des prévisions météorologiques, ne pas boire de vodka (PLUS JAMAIS JAMAIS JAMAIS, ça me rend totalement chiante) et ne pas faire confiance aux transports de Londres. Toujours avoir une solution de rechange et surtout: ACHETER DES BOOTS.


30/01/2012

Moche comme un lundi

Naaaaaan je veux pas prendre le bus pour aller bosser le lundi matin à 8h30.

Ce matin, j'ai vraiment eu une matinée de merde, voici un petit descriptif chronologique:

5h00 du mat: mon colloc espagnol qui est aussi bruyant qu'une souris aphone en temps normal rentre du travail et décide de prendre une douche. Normal. Je n'arrive plus à dormir avant que le réveil sonne.

6h30: le réveil sonne et je m'aperçois que ça ne va pas du tout et que je n'ai pas du tout récupéré du weekend de fou précédent. J'ai mal à la tête, au ventre et j'ai des cernes de croque-mort.

7h45: mon bus est en retard et je commence à me peler les miches. Quand je monte, je ne fais pas attention à ma carte oyster qui est en fait périmée depuis la veille, là le chauffeur croit que je suis en train de gruger et me hurle littéralement dessus. Il me menace de ne plus avancer d'un milimètre tant que j'ai pas payé plein pot. Sur ce, tout le monde me foudroie du regard comme si je n'étais qu'une sale parasite de la société. Je paye £2.30 et le chauffeur fait exprès de faire tomber ma monnaie. Là dessus, un gars derrière moi lui donne une vieille excuse bidon pour ne pas payer et le chauffeur le laisse monter! Si ça c'est pas de la discrimination ou du sexisme, je ne sais pas ce que c'est!

7h55: Arrivée à la station, bim! Le tarif de ma carte oyster mensuelle a augmenté; je me prends £130 dans les dents!

8h00: je dois changer une première fois mon train à Jubilee parce qu'il ne s'arrête qu'à Greenwich. J'attends encore 5min.

8h15: je rechange encore de train à Plaistow et je reste bloquée sur le quai pendant 10 min dans le froid. En attendant j'ai droit au gros plan sur la raie des fesses du mec devant moi dans les escaliers. Laissez-vous tenter après le petit-déj....

8h50: j'arrive avec dix minutes de retard en classe, heureusement j'ai pu prévenir mon mentor. Je suis déjà crevée, ébouriffée et je n'ai presque plus de voix. J'ai trop chaud les dix premières minutes pour avoir couru juste avant puis je meurs de froid parce qu'il n'y a toujours pas de chauffage à l'école.

Je ne fais pas cours de la matinée mais seulement de l'observation et je me force à parcourir de long en large la classe pour ne pas m'endormir. Je réponds à des questions et je parle un peu du système scolaire français.

Je rentre chez moi sous la flotte et lorsque je prends le bus pour rentrer à la maison, je vous le donne dans le mille: LE MEME CHAUFFEUR DE CE MATIN. Je suis sûre qu'il a fait exprès d'accélérer quand j'étais dans l'escalier parce que je l'ai entendu se marrer. Mais j'ai survécu quand même. Rien que pour éviter le bus 199, je déménagerais bien tiens.

Bref rien de bien grave mais ce fut bien moche comme un lundi. Heureusement que j'ai reçu des messages qui font plaisir. :)

20/12/2011

Les gens du tube

Voilà à peu près trois mois que je suis à Londres et demain je rentre à Paris pour Noël. Trois mois que je prends le tube tous les jours pour aller bosser ou pour sortir avec des amis. Trois mois pour me faire à ce moyen de transport à la fois si proche et si différent du métropolitain parisien.

Si proche par exemple dans ses annonces incompréhensibles. J'ai beau m'attarder, ouvrir en grand mes oreilles, plisser les yeux et serrer les fesses, rien n'y fait : je n'y comprends que dalle ! Mais à voir la tête des autres gens, je me dis que si jamais on se fait agresser par un dinosaure géant je ne serais pas toute seule.


Pub SNCF by KingRCT3

(j'avoue n'avoir jamais compris pourquoi il y avait un dinosaure dans cette pub..)

Si différent aussi parce que le tube est propre, les gens sont plus polis (oui ça m'a choqué quand j'ai vu les gens faire la queue sur 50m à Canary Wharf devant chaque porte du tube), plus respectueux (même s'il y a toujours des exceptions), plus détendus aussi donc il est plus facile d'ouvrir une conversation avec des inconnus, chose quasi-impossible à Paris !

Et puis comme je passe chaque jour près de 2h dans les transports, j'aime bien regarder les gens et je vois des types assez récurrents sur ma ligne.

*Le costume/cravate de Canary Wharf qui part au / rentre du boulot.
Le modèle existe aussi en femme en tailleur. Le costume/cravate est bien équipé et très bien sapé, il n'est jamais surpris par une grève, il a toujours son petit parapluie sous le coude, son verre de café Costa à la main, et nouvel élément: le kindle au cas où il s'ennuierait du magazine métro. Le costume/cravate écoute du Vivaldi dans ses écouteurs (véridique), plus rarement du hard rock mais c'est possible, très certainement pour le motiver à être plus productif et défensif au travail. Le costume/cravate ne perd pas son temps, il va donc rarement papoter, il ne se concentre que sur l'actualité et aime sortir ses graphiques complexes qu'il doit étudier une dernière fois. (Comme si moi j'arborais mes feuilles de vocabulaire, WTF ?!) Enfin le costume/cravate est très poli, il s'excusera une bonne dizaine de fois s'il vous a malencontreusement marché sur le pied et il se chargera de vous rappeler que ce n'est pas bien de gruger la place d'autrui. Bref le costume/cravate est un des compagnons de voyage les moins embêtants (sauf si Vivaldi vous emmerde).

*Le couple de touristes français/espagnols/italiens.
Et là vous vous dites que dans l'est de Londres, ils se sont forcément perdus ! Généralement ils parlent très fort et font des réflexions pensant que personne à Londres ne comprend autre chose que l'anglais (grave erreur). Ils sont assez facilement reconnaissables parce qu'ils sont habillés prêts pour la douche écossaise. (On a pas dû leur dire qu'il pleut pas tant que ça ici). Reconnaissables aussi parce qu'ils ont la petite carte du tube qu'ils tentent de déchiffrer et les plus énervants d'entre eux ont des appareils photos de badass (tout ça pour qu'on s'aperçoive qu'ils n'utilisent que le mode automatique raaaarghhhh arghhh). Le couple de touriste contrairement au couple anglais ne se gène pas pour se rouler une pèle dans le tube (GET A ROOM !). Mais comme le couple français/espagnol/italien est assez peace & love, il est assez supportable.


*La maman débordée et son/ses gamin(s) casse-bonbons.
Changez de wagon si possible !!! Généralement une maman chav' qui hurle au téléphone, qui ne sait pas s'occuper de son gamin et qui le laisse faire n'importe quoi, c'est à dire : crier partout, sauter sur les strapontins, lécher les accoudoirs etc. C'est une espèce extrêmement casse-bonbon car elle n'a aucunement conscience de déranger les autres puisqu'elle ne pense qu'à sa petite personne. On ne peut rien faire pour y remédier à part partir en courant !

*L'étudiant :l'étudiant fauché qui dans son regard crie que ça lui fait mal à lui aussi de payer une centaine de pounds par mois pour emprunter les transports en commun. Il est super reconnaissable grâce à ses habits et le badge de son université qu'il porte fièrement autour du cou.

*Le hipster : il peut aussi être étudiant à la différence qu'il n'est pas fauché et qu'on le voit plus exclusivement sur des lignes à endroits branchés. Il ne porte que des trucs vintage, n'écoute que du « bon son » avec son énorme casque personnalisé et il a un Iphone, bref c'est un hipster. (et on aurait presque envie de le frapper s'il n'était pas si cool)

*L'original de service : le vieux fou, la dingue religieuse qui te demande si tu crois en Jésus, le papy à béret, la doublure de la Reine d'Angleterre etc.

*Les groupes de chavettes qui se maquillent une dernière fois dans le train avant d'aller en boite (j'espèrais qu'une d'entre elles renverse son vernis mais ces bougresses savent bien gérer la gravité!).


Et puis il y a aussi les bonnes découvertes comme :

Le mec qui travaille dans le design des jouets Disney qui est venu taper la discut' avec moi sur les derniers produits qu'il met en place.

Le chef d'orchestre qui m'explique comment marche sa partition.

Le musicos d'aujourd'hui qui collectionne les stickers Bill Bailey avec surtout « I'm sorry I ate all your bees » qui m'a fait rire toute seule pendant 5 minutes.

Le mec déguisé en « céréales killer » qui s'est littéralement habillé avec un paquet de céréales avec des tâches de ketchup et le mec déguisé en Prince Harry pour Halloween.

Le japonais qui m'a fait un gros hug quand il a vu que j'étais triste de déménager. ETC ETC!