Salut les amis,
« Que d'mal monde et mouri co », comme disait mon arrière grande tante en patois normand (que de mal en ce monde et on meurt encore, bref une parole profonde qui veut dire que la vie est dure parce qu'il n'y a presque plus de corn-flakes). Tellement de choses à raconter mais tout d'abord je tiens à m'excuser. Oui pardon à toi mon cher petit blogger que j'ai lâché sans prévenir pendant ces derniers jours.
Cette disparition s'explique par un goût très prononcé pour des régions plus celtiques que Paris. Après avoir fait un petit détour par ma terre natale, la Normandie, je suis allée m'exiler en Bretagne plus exactement en Cornouailles (Kernev, Bro Gernev) en pays bigouden pour aller tâter du kouign-amann et perdre l’excédent de gras accumulé à danser en fest-noz. Ce fut übercool mais surtout : ce fut étonnamment britannique.
Tout d'abord parce que la Cornouailles ressemble à s'y méprendre à sa jumelle outre manche. Les paysages sont à peu près les mêmes ainsi que l'architecture de certaines églises.
Ensuite, je suis tombée sur un concert gratuit des Pogues rebaptisés the Popes. Même si le chanteur ressemble maintenant à Lord Voldemort sous cocaïne, la musique était formidable. Le groupe a joué Dirty Old Town, Don't Let the Bastards Take You Down et surtout Black Is the Colour que j'ai adoré.
(Une irlandaise derrière moi a cru défaillir quand elle a su qu'ils jouaient cette chanson!). J'ai pu aussi assisté au concert de Brian Mc Combe, un chanteur irlandais-écossais qui m'a mis la larme à l’œil avec sa chanson Rivers of Ice et My Native Land.
Ensuite dû à l'invasion de touristes britanniques, ça parlait de partout en anglais. Je crois qu'en dehors des petits séjours effectués en Terre Sainte, je n'ai jamais vu autant d'anglais de ma vie. J'ai pu donc écouter les gens dans la rue, pratiquer un peu la langue et me sentir presque en Grande-Bretagne. Sans compter que la plupart des distributeurs avaient prévu le coup en mettant en avant des rayons remplis de thés du Yorkshire, de Baked Beans et de sauces HP. Que du bonheur !
Mais la cerise sur le gâteau a été hier quand j'ai découvert qu'au défilé de Concarneau, il y avait des écossais et des irlandais dans la parade ! Je n'ai pas hésité et je me suis incrustée aux répétitions des irlandais après avoir discuté avec deux pipers français. J'ai donc été aux premières loges pour photographier le Pipe Band des Scouts de la Salle de Waterford. Et puis vers la fin des répétitions, un des irlandais est venu me voir et j'ai eu droit à ma photo souvenir.
Bref ce fut un moment très agréable, j'ai bien profité de la plage, de la pêche, de la nourriture bretonne. J'ai même assisté à une fest-noz avec Louise Ebrel (avis aux amateurs de chanson bretonne), à la criée et à une messe typique (et là je me suis sentie nouille quand tout le monde s'est mis à réciter l’Angélus en breton!)
Puis après avoir durement lutté pour ne pas corriger les fautes de traduction sur les menus des restaurants, j'ai pu rentrer sur Paris sous un temps de chien.
Je crois que j'ai résumé à peu près les événements majeurs de la semaine. Pour conclure, je vous laisse une autre phrase hautement philosophique de mon arrière grande tante : « Tchi co la co la fil a Colo. Ola la colique pu co dit qu'ola co. » (Qu'est-ce qu'elle a encore la fille à Nicolas ? Elle a la colique puisqu'elle dit qu'elle l'a encore)
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